Pour sécuriser les données dans un environnement d'IA, les entreprises doivent adopter une approche multicouche incluant :
- le chiffrement des données, à la fois en repos et en transit ;
- la gestion des accès pour s'assurer que seules les personnes autorisées puissent accéder aux informations sensibles ;
- la mise en place de systèmes de détection d'intrusion pour surveiller et prévenir les activités suspectes.
L'approche la plus sûre consiste à maintenir les données dans un environnement maîtrisé, comme un hébergeur européen dont les conditions contractuelles garantissent que les données n'alimentent pas les modèles, voire un serveur interne physique avec des sauvegardes régulières dans un cloud souverain. Ainsi, les documents restent sur l'infrastructure du cabinet ou de l'entreprise. Le modèle de langage vient interroger la base sans en absorber le contenu. Cette approche s'applique aussi bien à un cabinet qu'à une direction financière souhaitant connecter l'IA à ses données de reporting sans les exposer.
Une règle de bon sens résume l'essentiel : ne jamais partager avec un outil d'IA une information que l'on n'accepterait pas de rendre publique.
Sur ce plan, les cabinets avancent : selon le baromètre Qonto x Ifop 2026, 77 % des utilisateurs d'IA déclarent avoir mis en place au moins une mesure de régulation. Les leviers les plus fréquents sont la validation humaine systématique des résultats (39 %), une sélection rigoureuse des outils (37 %), la formation dédiée (32 %) et la désignation d'un référent IA (32 %).