Vous avez un projet entrepreneurial que vous envisagez de lancer seul ? L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée peut être la solution. Cette SARL à un seul associé propose un cadre juridique sécurisant puisqu’il a été totalement défini par la loi. Découvrez toutes les informations à connaître sur la création d’une EURL : les formalités à remplir, ainsi que ses avantages et ses inconvénients.
Tout savoir sur la création d'une EURL

- L'EURL est une SARL à associé unique, accessible à toute personne physique ou morale, avec un capital social libre à partir de 1 €.
- Les formalités de création d'une EURL se déroulent en quatre étapes : la rédaction des statuts, le dépôt du capital social, la publication d'un avis de constitution et la demande d'immatriculation en ligne.
- Le coût minimum de création d'une EURL est de 201,96 € TTC en 2026 (frais administratifs obligatoires), auxquels peuvent s'ajouter des frais d'accompagnement et de commissaire aux apports selon votre projet.
- Qonto propose un service de création d'entreprise. Nos experts s'occupent de toutes les démarches à votre place et vous bénéficiez en plus des fonctionnalités de notre compte pro : moyens de paiement et d'encaissement, module de facturation, outils de comptabilité et de suivi de trésorerie.
Qu’est-ce qu’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ?
Définition de l'EURL
L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) est une SARL à associé unique. Elle reprend le régime juridique de la SARL, mais adapté à la présence d'un seul associé (personne physique ou personne morale).
C'est pourquoi on l'appelle aussi SARL unipersonnelle.
Comme la SARL, l'EURL a un capital social libre : il peut être fixé à partir de 1 € seulement. L'associé unique peut réaliser trois types d'apports :
- des apports en numéraire (une somme d'argent) ;
- des apports en nature (des biens matériels ou immatériels) ;
- des apports en industrie (son savoir-faire ou ses compétences, sans contribution au capital social).

Le guide de la création d’entreprise

4.5 sur Capterra
L'imposition de l'EURL : IR ou IS
En principe, l'EURL relève de l'impôt sur le revenu (IR) lorsque l'associé unique est une personne physique. Vous avez toutefois la possibilité d'opter pour l'impôt sur les sociétés (IS) à la création de la société ou à tout moment ultérieur.
À la différence de la SASU dont l'option à l'IR est limitée à 5 exercices comptables, l'EURL peut rester à l'IR sans limite de durée.
Cette spécificité en fait un cadre fiscal particulièrement souple pour les entrepreneurs souhaitant déclarer les bénéfices de leur société dans leurs revenus personnels sur le long terme.
Si l'associé unique est une personne morale (par exemple une société holding), l'EURL est en revanche obligatoirement soumise à l'IS, sans option possible.
Quels sont les taux applicables ?
- IR : les bénéfices de l'EURL s'ajoutent aux revenus personnels de l'associé unique et sont imposés selon le barème progressif de l'impôt sur le revenu ;
- IS : la société paie l'impôt sur ses bénéfices au taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfices, puis au taux normal de 25 % au-delà. L'associé unique n'est ensuite imposé que sur sa rémunération et ses dividendes.
La règle des 10 % sur les dividendes
En EURL soumise à l'IS, la part des dividendes versés au gérant associé unique qui excède 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant d'associé est soumise aux cotisations sociales (et non au prélèvement forfaitaire unique).
Cette règle, qui n'existe pas en SASU, est un critère de choix décisif pour les entrepreneurs souhaitant optimiser leurs revenus via les dividendes.
Pour aller plus loin, consultez notre guide Imposition de l’EURL : IR ou IS ?
Le régime social du gérant
L'EURL est obligatoirement dirigée par un gérant, qui peut être l'associé unique lui-même ou un tiers. Son régime social dépend de son statut au sein de la société.
Le gérant tiers rémunéré est assimilé salarié. Il relève du régime général de la Sécurité sociale, bénéficie d'une protection sociale similaire à celle d'un salarié (hors assurance chômage) et sa rémunération est déductible des bénéfices de l'EURL.
Les cotisations sociales représentent environ 80 % de son salaire net.
Le gérant associé unique est considéré comme un travailleur non salarié (TNS) et rattaché à la Sécurité sociale des indépendants (SSI).
Ses cotisations sociales sont plus faibles (environ 45 % sur sa rémunération et sur la partie des dividendes excédant 10 % du capital social), mais sa protection sociale est plus limitée, notamment en matière de retraite et de prévoyance.
Même si le gérant associé unique ne se verse aucune rémunération, il reste redevable de cotisations sociales minimales auprès de la SSI, d'environ 1 200 € par an. Ce poste de dépense est à anticiper dans votre prévisionnel, en particulier au démarrage de l'activité.
Et si vous procédiez à la création d'une EURL en ligne avec Qonto ? Nos experts s'occuperont de toutes les formalités, de la rédaction de vos statuts au dépôt de votre demande d'immatriculation. Ce service est totalement offert.
Quels sont les avantages et les inconvénients d'une EURL ?
La forme juridique de l’EURL présente de nombreux avantages dont :
- une gestion allégée (pas d’assemblée générale à réunir par exemple) ;
- la responsabilité de l’associé unique limitée au montant de ses apports (sauf faute de gestion) ;
- la séparation du patrimoine de l’EURL du patrimoine de l’associé unique ;
- sa transformation simplifiée en SARL ;
- l’imposition de l’EURL à l’IR ou à l’IS au choix (sauf en présence d’un associé personne morale, l’EURL est alors obligatoirement à l’IS) ;
- la possibilité d’être soumis au régime de la micro-entreprise.
Malgré ses avantages, l’EURL comporte quelques inconvénients à connaître. À savoir :
- son régime juridique strict ;
- la protection sociale limitée de son gérant associé unique.
Tableau récapitulatif des avantages et des inconvénients de l’EURL
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
|
Gestion simplifiée |
Régime juridique encadré sans liberté statutaire |
|
Responsabilité limitée aux apports |
Protection sociale restreinte du gérant associé unique |
|
Séparation du patrimoine de l’EURL du patrimoine de l’associé unique |
Cotisations sociales minimales (même en l'absence de rémunération) |
|
Transformation en SARL facilitée |
Cotisations sociales sur les dividendes qui excèdent 10 % du capital social |
|
Choix entre l’IR et l’IS pour la taxation des bénéfices |
|
|
Option pour le régime de la micro-entreprise |
EURL ou SASU : comment choisir ?
L'EURL et la SASU sont les deux principales formes juridiques pour entreprendre seul tout en bénéficiant d'une responsabilité limitée.
Si elles partagent ce socle commun, elles diffèrent significativement sur trois critères clés : le régime social du dirigeant, le traitement fiscal des bénéfices et celui des dividendes.
Le bon choix dépend essentiellement de votre profil d'entrepreneur et de votre stratégie de rémunération.
Quelles différences entre EURL et SASU ?
Voici un comparatif synthétique des deux formes juridiques :
| Critère | EURL | SASU |
|---|---|---|
| Statut du dirigeant | Gérant associé unique = travailleur non salarié (TNS, SSI) | Président associé unique = assimilé salarié (régime général) |
|
Cotisations sociales sur la rémunération |
Environ 45 % du net |
Environ 80 % du net |
|
Cotisations minimales |
Environ 1 200 €/an même sans rémunération |
Aucune si pas de rémunération |
| Protection sociale |
Limitée (retraite, prévoyance) |
Complète (hors assurance chômage) |
| Régime fiscal par défaut | IR (option IS sans limite de durée) | IS (option IR limitée à 5 exercices) |
| Régime de la micro-entreprise | Possible (si associé unique personne physique) | Impossible |
| Imposition des dividendes | Cotisations sociales sur la part supérieure à 10 % du capital social | Flat tax (PFU 31,4 %), pas de cotisations sociales |
| Liberté statutaire | Cadre juridique strict (défini par la loi) | Grande liberté de rédaction des statuts |
Quand choisir l'EURL ?
L'EURL est particulièrement adaptée si vous correspondez à l'un de ces profils :
- vous prévoyez de vous verser une rémunération régulière : les cotisations TNS (environ 45 %) sont nettement moins coûteuses que celles d'un assimilé salarié (environ 80 %) ;
- vous souhaitez débuter en micro-entreprise : l'EURL est compatible avec ce régime simplifié si l'associé unique est une personne physique ;
- vous prévoyez de rester à l'IR sur le long terme : seule l'EURL permet une option IR sans limite de durée ;
- vous ne prévoyez pas de distribuer des dividendes importants : la règle des 10 % rend les dividendes EURL fiscalement moins avantageux que ceux d'une SASU ;
- vous privilégiez un cadre juridique sécurisant et stable, défini par la loi.
Quand choisir la SASU ?
La SASU s'impose plutôt dans les situations suivantes :
- vous ne prévoyez pas de vous verser de rémunération immédiatement : pas de cotisations minimales en SASU sans rémunération versée, contrairement à l'EURL ;
- vous prévoyez une stratégie majoritairement basée sur les dividendes : la SASU permet d'optimiser la fiscalité via la flat tax (31,4 %) sans cotisations sociales ;
- vous souhaitez bénéficier d'une couverture sociale comparable à celle d'un salarié (santé, retraite, prévoyance) ;
- vous envisagez une levée de fonds ou une croissance rapide : la SASU offre une grande liberté statutaire et facilite l'entrée d'investisseurs ;
- votre activité génère des bénéfices que vous souhaitez réinvestir plutôt que de vous rémunérer immédiatement.
Pour approfondir la comparaison entre ces deux formes juridiques, consultez notre article dédié : EURL ou SASU : que choisir ?
Qui peut créer une EURL ?
La création d'une EURL est ouverte à un large public : toute personne physique ou morale peut en devenir l'associé unique, sous réserve de respecter certaines conditions liées à sa capacité juridique et, le cas échéant, à sa nationalité.
L'associé unique : personne physique ou personne morale
L'associé unique d'une EURL peut être :
- une personne physique, c'est-à-dire un entrepreneur particulier ;
- une personne morale, par exemple une autre société (souvent une société holding).
Le choix entre ces deux options a un impact fiscal direct : si l'associé unique est une personne morale, l'EURL est obligatoirement soumise à l'impôt sur les sociétés (IS). Si l'associé unique est une personne physique, l'EURL relève par défaut de l'impôt sur le revenu (IR), avec une option possible pour l'IS.
Les règles de capacité juridique
Toute personne majeure disposant de sa pleine capacité juridique peut créer une EURL.
Pour les autres situations, des règles spécifiques s'appliquent :
- le mineur émancipé est assimilé à un majeur. Il peut créer une EURL et exercer la gérance dans les mêmes conditions qu'un adulte ;
- le mineur non émancipé peut détenir des parts sociales par l'intermédiaire de ses représentants légaux, mais ne peut pas exercer la gérance. Il ne peut accomplir seul que les actes d'administration, les actes de disposition (achat, vente, etc.) sont à la charge des représentants légaux ;
- le majeur sous tutelle ou curatelle doit obtenir les autorisations nécessaires (juge, tuteur ou curateur) pour entrer au capital ou exercer la gérance d'une EURL.
Le cas des entrepreneurs étrangers
La création d'une EURL est possible pour les ressortissants étrangers, avec une distinction selon le pays d'origine :
- les ressortissants de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de Suisse peuvent créer une EURL dans les mêmes conditions qu'un citoyen français, sans formalité supplémentaire ;
- les ressortissants d'un pays tiers doivent disposer d'un titre de séjour valide autorisant l'exercice d'une activité commerciale (carte de résident, carte de séjour temporaire « entrepreneur/profession libérale », passeport talent, etc.). Si l'entrepreneur souhaite également exercer la gérance, ce titre doit lui permettre d'occuper une fonction de dirigeant.
Les cas d'incompatibilité et d'interdiction de gérer
Certaines situations font obstacle à la création ou à la direction d'une EURL :
- les personnes faisant l'objet d'une interdiction de gérer prononcée par un tribunal (suite à une faillite personnelle, une banqueroute ou certaines condamnations pénales) ne peuvent pas créer ni diriger une EURL pendant la durée de la sanction ;
- certaines professions réglementées sont soumises à des incompatibilités, notamment les professions libérales, qui peuvent nécessiter une forme juridique adaptée comme la SELARL.
Cas particulier : la désignation du gérant
L'EURL doit obligatoirement être dirigée par un gérant, qui est nécessairement une personne physique (une personne morale ne peut pas être gérante d'EURL). Le gérant peut être :
- l'associé unique lui-même, qu'il soit personne physique ou représenté par un tiers s'il est une personne morale ;
- une tierce personne désignée par l'associé unique (parent, partenaire, dirigeant professionnel, etc.).
Ce choix a un impact direct sur le régime social du gérant : associé unique = travailleur non salarié (TNS) tandis que gérant tiers rémunéré = assimilé salarié.
Avant de créer son EURL : bien préparer son projet
La réussite de votre EURL commence bien avant la signature des statuts. Plusieurs décisions structurantes sont à prendre en amont des formalités administratives : elles vont conditionner la fiscalité de votre société, son champ d'activité, son image de marque et sa relation avec l'administration.
Trois étapes préalables sont à anticiper.
Définir l'objet social de votre EURL
L'objet social désigne la description précise des activités que votre EURL pourra exercer. Il doit figurer dans les statuts et conditionne directement ce que vous pourrez facturer.
Sa rédaction obéit à un équilibre délicat :
- un objet social trop restreint vous obligera à modifier vos statuts (et donc à payer de nouveaux frais de greffe et d'annonce légale) dès que vous souhaiterez élargir votre activité ;
- un objet social trop large, à l'inverse, peut être rejeté par le greffe ou poser des difficultés en cas de contrôle administratif ou de souscription d'une assurance professionnelle.
La règle d'or : décrire avec précision votre activité principale, puis prévoir les activités connexes ou complémentaires que vous pourriez exercer dans les années à venir.
L'objet social doit également être licite et compatible avec d'éventuelles activités réglementées (qui peuvent nécessiter un agrément, un diplôme ou une autorisation préalable).
Choisir la dénomination sociale et vérifier sa disponibilité
La dénomination sociale est le nom officiel de votre EURL en tant que personne morale. Vous êtes libre de choisir n'importe quel nom, sous réserve qu'il :
- ne soit pas déjà utilisé par une autre société exerçant une activité similaire ;
- ne porte pas atteinte à une marque déposée.
Avant d'arrêter votre choix, deux vérifications s'imposent :
- une recherche d'antériorité auprès de l'INPI (via data.inpi.fr) pour vous assurer qu'aucune marque identique ou similaire n'a été déposée dans votre secteur ;
- une recherche au registre national des entreprises (également sur data.inpi.fr) pour vérifier qu'aucune autre société n'utilise déjà cette dénomination.
Sans ces vérifications, vous vous exposez à des actions en concurrence déloyale ou en contrefaçon, qui peuvent vous obliger à changer de nom après l'immatriculation, avec à la clé une perte de visibilité commerciale et de nouveaux frais.
La dénomination sociale doit toujours être suivie de la mention « EURL » ou « Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée » sur l'ensemble de vos documents commerciaux (factures, devis, courriers, site internet, etc.).
Choisir le siège social de votre EURL
Le siège social correspond à l'adresse administrative officielle de votre EURL. Il détermine notamment :
- le tribunal de commerce compétent en cas de litige ;
- le montant de votre cotisation foncière des entreprises (CFE), qui varie d'une commune à l'autre ;
- l'image perçue par vos clients et partenaires.
Quatre options s'offrent à vous :
| Solution | Avantages | Points de vigilance |
|---|---|---|
|
Domicile du gérant |
Gratuit Simple à mettre en place |
Vérifier le bail ou le règlement de copropriété (la domiciliation peut y être interdite) Limité à 5 ans si une clause contractuelle l'interdit |
|
Local commercial ou professionnel |
Adresse dédiée Image professionnelle |
Coût mensuel (loyer, charges) Engagement avec un bail commercial |
|
Société de domiciliation |
Adresse prestigieuse Services associés (courrier, salles de réunion) |
Vérifier l'agrément préfectoral du prestataire Coût mensuel récurrent |
|
Espace de coworking ou pépinière d'entreprises |
Flexibilité Écosystème entrepreneurial |
Adresse parfois partagée avec de nombreuses sociétés |
Vous devrez fournir un justificatif de domiciliation (bail commercial, contrat de domiciliation, facture d'énergie ou de téléphone du gérant si domiciliation au domicile, etc.) lors du dépôt de votre dossier d'immatriculation.
Quelles sont les étapes pour créer une EURL ?

La création d’une EURL est simple et se déroule en quatre étapes :
- la rédaction de ses statuts ;
- la constitution de son capital social ;
- la publication d’une annonce légale ;
- le dépôt d’un dossier d’immatriculation.
Toutes ces démarches peuvent être réalisées par Qonto.
La rédaction des statuts de la SARL unipersonnelle
La première étape pour créer une EURL est de rédiger ses statuts afin de définir son organisation. Ils doivent comporter certaines mentions obligatoires, telles que :
- la forme juridique choisie (EURL) ;
- sa dénomination sociale ;
- son siège social ;
- son capital social ;
- sa durée ;
- son objet social (ses activités) ;
- la date d’ouverture et de clôture de son exercice social ;
- l’identité de l’associé unique ;
- les modalités de libération des parts sociales ;
- les modalités de dépôt des fonds pour les apports en nature.
Vous pouvez rédiger vous-même les statuts, passer par une plateforme juridique (environ 200 € TTC) ou faire appel à un professionnel du droit (environ 1 000 € TTC).
Besoin d’aide pour rédiger vos statuts ? Qonto vous met à disposition un modèle de statuts d’EURL. Il est totalement gratuit, personnalisable et conforme puisqu’il a été rédigé par des avocats.
La constitution et le dépôt du capital social de la société
Une fois les statuts rédigés et signés par l’associé unique, vous devez procéder au dépôt des apports en numéraire sur un compte professionnel ouvert au nom de votre EURL (ou auprès d’un notaire).
20 % des apports en numéraire seront à libérer à la création de l’EURL.
Le capital social est composé des apports en nature et des apports en numéraire.
Vous obtiendrez ainsi une attestation de dépôt de fonds à remettre lors de votre demande d’immatriculation.
Les frais à régler pour la réalisation de cette démarche dépendront de l’établissement choisi.
Déposez le capital social de votre EURL en ligne avec Qonto à partir de 69€ HT. Un seul virement sera nécessaire pour constituer votre capital et obtenir ensuite le certificat de dépôt de fonds sous 12 heures ouvrées.
La publication d’une annonce légale
La publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL) est une obligation légale pour obtenir l’immatriculation de votre EURL.
Cette formalité sert à informer les tiers de la création de votre EURL.
L’avis de constitution reprendra les informations essentielles de votre entreprise, telles que :
- le nom de la société ;
- sa forme juridique ;
- son siège social ;
- son capital social ;
- l’identité de son gérant.
Cette formalité est payante et intègre les coûts de création d’une EURL. Comptez 124 € HT (147 € HT à La Réunion et à Mayotte).
Le dépôt d’un dossier d’immatriculation en ligne
La dernière étape de la création d’une EURL est le dépôt de son dossier d’immatriculation sur le Guichet unique. En pratique, vous aurez à remplir un questionnaire et à numériser certaines pièces justificatives dont :
- une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation, ainsi qu’une pièce d’identité du gérant (carte nationale d'identité ou passeport) ;
- une copie des statuts paraphés, datés et signés par l’associé unique ;
- un exemplaire de l’acte de nomination du gérant (sauf désignation dans les statuts) ;
- un justificatif de domiciliation (bail commercial, contrat de domiciliation, justificatif de domicile du gérant, etc.) ;
- une attestation de dépôt du capital social (sauf si mention dans les statuts) ;
- une attestation de parution dans un JAL ;
- la déclaration des bénéficiaires effectifs de l’EURL ;
- en cas d’apport en nature : un exemplaire du rapport du commissaire aux comptes ou de la décision unilatérale de l’associé unique de ne pas recourir à un commissaire aux apports si les apports en nature ne dépassent pas la moitié du capital social et qu’aucun d’entre eux n’a une valeur supérieure à 30 000 euros.
Des frais d’immatriculation seront dus : 33,83 € TTC pour une activité commerciale (45 € TTC pour une société artisanale) et 19,33 € TTC d’inscription au registre des bénéficiaires effectifs.
Pour rappel, cette déclaration répertorie les personnes physiques qui détiennent au minimum 25 % des droits de vote ou du capital social de la société, ainsi que celles qui ont un contrôle sur cette dernière.
Par ailleurs, comptez également entre 500 et 3 000 € TTC d’honoraires si vous faites appel à un commissaire aux apports.
D’autres pièces justificatives pourront être demandées en fonction de votre situation. Par exemple :
- une copie de l’acte de nomination du commissaire aux comptes, une lettre d’acceptation de ce commissaire et une copie de son attestation d’inscription au Haut Conseil du Commissariat aux Comptes ;
- une copie de la déclaration préalable ou de l’autorisation pour l’exercice d’une activité réglementée.
Une fois votre dossier validé par le greffe, votre EURL obtiendra la personnalité juridique. Vous recevrez son extrait Kbis afin de pouvoir débuter votre activité.
Vous souhaitez être assisté par un professionnel du droit et de la finance pour obtenir des conseils personnalisés ? Contactez nos experts-comptables partenaires.
Combien coûte la création d'une EURL ?
La création d'une EURL nécessite 201,96 € TTC de frais administratifs obligatoires en 2026. À cela peuvent s'ajouter des frais facultatifs liés à votre accompagnement et à vos apports, qui font varier le budget total entre 200 et 2 500 € TTC selon les options retenues.
Les frais obligatoires de création d'une EURL
Trois postes sont incompressibles, quelles que soient les modalités choisies :
| Formalité | Montant en 2026 |
|---|---|
|
Publication de l'avis de constitution dans un journal d'annonces légales (JAL) |
124 € HT (148,80 € TTC) 147 € HT à La Réunion et à Mayotte |
|
Frais de greffe pour l'immatriculation |
33,83 € TTC pour une activité commerciale 45 € TTC pour une activité artisanale |
|
Inscription au registre des bénéficiaires effectifs (RBE) |
19,33 € TTC |
|
Total minimum pour une activité commerciale |
201,96 € TTC |
Les frais facultatifs à anticiper
Selon votre situation et votre niveau d'accompagnement, plusieurs postes additionnels peuvent s'ajouter :
- Rédaction des statuts : 0 € si vous les rédigez vous-même, environ 100 à 200 € HT via une plateforme juridique en ligne, 800 à 2 000 € HT via un avocat ou un notaire ;
- Dépôt du capital social : gratuit en banque traditionnelle (sous négociation), à partir de 69 € HT chez Qonto avec un certificat sous 12 heures ouvrées, jusqu'à plusieurs centaines d'euros chez un notaire ;
- Honoraires d'un commissaire aux apports, en cas d'apport en nature supérieur à 30 000 € pour un bien ou représentant plus de 50 % du capital social : entre 500 et 3 000 € TTC ;
- Frais bancaires d'ouverture et de tenue du compte professionnel : variables selon la banque choisie.
À combien estimer le coût total de création de votre EURL ?
Le budget total à prévoir pour créer votre EURL dépend de deux facteurs principaux : votre niveau d'accompagnement (auto-rédaction, plateforme juridique en ligne ou cabinet traditionnel) et la nature de vos apports (numéraire seul ou avec apports en nature soumis à commissaire aux apports).
Voici les fourchettes de prix observées selon les profils les plus courants :
| Type de création | Coût total estimé |
|---|---|
|
Création autonome (statuts rédigés seul, dépôt en banque traditionnelle) |
201,96 € TTC |
|
Création accompagnée par une plateforme juridique en ligne |
350 à 500 € TTC |
|
Création avec un avocat ou un notaire |
1 100 à 2 500 € TTC |
|
Création avec apport en nature soumis à une évaluation par un commissaire aux apports |
500 à 3 000 € TTC en supplément |
Comment réduire le coût de création de votre EURL ?
Plusieurs leviers permettent d'optimiser votre budget pour la constitution de votre EURL :
- utiliser un modèle de statuts d'EURL fiable et personnalisable (Qonto en propose un gratuit, rédigé par des avocats) ;
- privilégier une plateforme de création en ligne plutôt qu'un cabinet traditionnel ;
- négocier la gratuité du dépôt du capital auprès d'une banque physique ou opter pour un dépôt en ligne à coût réduit, comme Qonto ;
- vérifier votre éligibilité à l'ACRE qui exonère de 25 % les cotisations sociales la première année (voir notre section dédiée aux aides à la création d’une EURL).
Depuis la mise en place du tarif forfaitaire pour les annonces légales, il n'est plus possible d'optimiser ce poste en jouant sur les abréviations ou le choix du journal. Les frais de greffe sont également uniformes sur tout le territoire.
Quel est le délai de création d'une EURL ?
En moyenne, 10 à 15 jours sont nécessaires pour créer une EURL.
Ce délai peut varier sensiblement selon votre niveau d'accompagnement, votre rapidité à rassembler les pièces justificatives et la charge du greffe au moment du dépôt.
Le délai moyen par étape de création
Voici les durées indicatives à prévoir pour chaque étape de création de votre EURL :
| Étape de création | Délai moyen |
|---|---|
|
Rédaction des statuts |
1 à 3 jours |
|
Choix du siège social |
Immédiat à 48 heures |
| Dépôt du capital social et obtention du certificat |
24 à 72 heures (12 heures ouvrées chez Qonto) |
|
Publication de l'avis de constitution dans un JAL |
24 heures (en ligne) |
|
Dépôt du dossier sur le guichet unique de l'INPI |
30 à 60 minutes |
|
Traitement par le greffe et délivrance du Kbis |
7 à 10 jours ouvrés |
|
Délai total estimé |
10 à 15 jours |
Les facteurs qui peuvent allonger le délai de constitution d'une EURL
Plusieurs éléments peuvent retarder la création de votre EURL :
- un dossier incomplet ou non conforme : pièce justificative expirée, statuts mal rédigés, annonce légale incohérente. Le greffe rejette le dossier et vous oblige à reprendre certaines étapes (comptez 2 à 3 semaines de retard supplémentaires) ;
- un apport en nature nécessitant un commissaire aux apports : son intervention ajoute généralement 2 à 4 semaines au processus ;
- une activité réglementée : l'obtention de l'agrément, du diplôme ou de l'autorisation préalable peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon la profession ;
- une période de forte activité au greffe (rentrée de septembre, fin d'année) qui rallonge les délais de traitement.
Comment accélérer la création de votre EURL ?
Pour réduire le délai global d’immatriculation de votre SARL unipersonnelle, plusieurs leviers sont possibles :
- préparer en amont l'ensemble des pièces justificatives (justificatif de domiciliation, pièce d'identité du gérant, déclaration de non-condamnation) avant de lancer les formalités ;
- opter pour le dépôt en ligne du capital social auprès d'un acteur réactif (le certificat est obtenu en 12 heures ouvrées chez Qonto, contre plusieurs jours en banque traditionnelle) ;
- confier l'ensemble des démarches à un service de création d'entreprise, comme Qonto, qui prépare un dossier conforme du premier coup et suit les retours du greffe.
Quelles aides pour créer une EURL ?
Plusieurs dispositifs publics peuvent vous aider à financer la création de votre EURL et à sécuriser vos premiers mois d'activité.
Ces aides s'adressent en priorité aux demandeurs d'emploi et aux créateurs d'entreprise souhaitant alléger le poids de leurs cotisations sociales ou bénéficier d'un accompagnement personnalisé.
L'ACRE : une exonération partielle des cotisations sociales
L'aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (ACRE) vous permet de bénéficier d'une exonération de 25 % des cotisations sociales pendant la première année d'activité.
Pour en bénéficier, vous devez :
- exercer un contrôle effectif sur votre EURL (ce qui est le cas du gérant associé unique) ;
- ne pas avoir bénéficié de l'ACRE au cours des trois dernières années ;
- en faire la demande expresse auprès de l'URSSAF dans les 45 jours suivant la création.
L'exonération s'applique automatiquement dès le premier paiement de vos cotisations sociales.
Le maintien de l'ARE pour les demandeurs d'emploi
Si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé au moment de la création de votre EURL, vous pouvez conserver tout ou partie de vos allocations chômage (ARE) :
- le maintien est total si vous ne tirez aucune rémunération de votre activité ;
- il est partiel si vous percevez une rémunération, à hauteur des revenus déclarés.
Cette solution est particulièrement adaptée aux entrepreneurs qui anticipent une montée en charge progressive de leur activité.
L'ARCE : recevoir vos allocations chômage en capital
En alternative au maintien de l'ARE, l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE) vous permet de percevoir 60 % du montant de vos allocations chômage restantes sous forme de capital.
Le versement s'effectue en deux temps :
- une première moitié à la création de votre EURL ;
- la seconde moitié six mois plus tard, sous réserve que votre activité soit toujours en cours.
Le choix entre ARE et ARCE est définitif et dépend de votre projet : l'ARCE est plus pertinente si vous avez besoin d'un apport initial pour financer le lancement, tandis que l'ARE convient mieux à un démarrage progressif sans revenu immédiat.
Le NACRE : un accompagnement de trois ans minimum
Le nouvel accompagnement à la création ou à la reprise d'entreprise (NACRE) est un dispositif régional qui vous offre un accompagnement personnalisé pendant au moins trois ans sur trois volets :
- le montage du projet (étude de marché, business plan) ;
- la structuration financière (recherche de financements, prêt à taux zéro) ;
- le suivi post-création (gestion, développement commercial).
L'accès au NACRE se fait via les organismes conventionnés par les conseils régionaux.
Les aides régionales et locales
Au-delà des dispositifs nationaux, votre région, votre département ou votre commune peuvent proposer des aides spécifiques : subventions à la création, prêts d'honneur, exonérations fiscales en zones prioritaires (ZFU, ZRR, QPV), concours de jeunes entreprises, etc.
Renseignez-vous auprès de votre Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) ou de votre Chambre de Métiers et de l'Artisanat (CMA) qui centralisent l'information sur les dispositifs accessibles dans votre territoire.
Certaines aides sont cumulables entre elles dans la limite des plafonds prévus par chaque dispositif. Pensez à vérifier votre éligibilité dès le lancement de votre projet pour optimiser votre plan de financement.
Que faire après la création de l'EURL ?
Les obligations comptables
En tant que société commerciale, l'EURL est soumise à des obligations comptables strictes. Vous devez :
- tenir une comptabilité régulière (livre-journal, grand livre) et conserver l'ensemble des pièces justificatives pendant 10 ans ;
- établir des comptes annuels à la clôture de chaque exercice : bilan, compte de résultat et annexe ;
- faire approuver les comptes par l'associé unique dans les six mois suivant la clôture de l'exercice, en parallèle d'une décision d'affectation du résultat ;
- déposer les comptes annuels au greffe du tribunal de commerce dans le mois suivant leur approbation (deux mois en cas de dépôt en ligne).
Un rapport de gestion doit également être établi, sauf si votre EURL respecte deux des trois plafonds suivants à la clôture de l'exercice : moins de 50 salariés en moyenne, moins de 8 millions d'euros de chiffre d'affaires HT, moins de 4 millions d'euros au bilan total.
Les petites EURL peuvent demander à ce que leurs comptes annuels ne soient pas rendus publics, sous réserve de ne pas dépasser deux des trois seuils suivants : 10 salariés en moyenne, 700 000 € de chiffre d'affaires HT, 350 000 € de total bilan.
Les obligations fiscales et sociales
Votre EURL doit également respecter plusieurs obligations déclaratives auprès de l'administration :
- déclaration de résultat annuelle (formulaire 2065 si IS, 2031 si IR), à déposer dans les trois mois suivant la clôture de l'exercice (ou au 2ᵉ jour ouvré suivant le 1ᵉʳ mai si exercice clôturé au 31 décembre) ;
- déclarations de TVA selon le régime applicable (réel normal mensuel ou trimestriel, réel simplifié annuel ou franchise en base) ;
- cotisation foncière des entreprises (CFE) payable chaque année en décembre, dont le montant dépend de la commune du siège social ;
- déclaration et paiement des cotisations sociales auprès de l'URSSAF pour le gérant tiers ou auprès de la Sécurité sociale des indépendants (SSI) pour le gérant associé unique.
Attention : même si le gérant associé unique ne se verse aucune rémunération, des cotisations sociales minimales restent dues à la SSI (environ 1 200 € par an).
L’ouverture du compte bancaire professionnel
Les sociétés commerciales, comme l'EURL, ont l'obligation légale de disposer d'un compte bancaire dédié à l'activité, distinct des comptes personnels du gérant.
Ce compte sert non seulement au dépôt initial du capital social, mais aussi au quotidien à :
- encaisser les paiements de vos clients et émettre vos factures ;
- régler vos fournisseurs, vos charges et vos cotisations sociales ;
- garantir la traçabilité comptable de l'ensemble des flux de la société, indispensable en cas de contrôle fiscal ou de demande de financement.
Critères de choix d'un compte pro adapté à votre EURL :
- les frais de tenue de compte et de moyens de paiement (cartes, virements, prélèvements) ;
- les services associés : facturation intégrée, encaissement par lien de paiement, multi-utilisateurs, sous-comptes ;
- la qualité du support et la rapidité d'ouverture ;
- la compatibilité avec votre logiciel comptable (synchronisation automatique des transactions).
Si votre compte actuel ne correspond plus à vos besoins, sachez qu'il est possible de changer de banque à tout moment sans formalité particulière auprès du greffe : il suffit de modifier le RIB communiqué à vos clients, fournisseurs et organismes sociaux.
Le compte pro en ligne pour EURL de Qonto vous permet de centraliser dans une interface la gestion bancaire, la facturation, la comptabilité et le suivi de trésorerie dans une seule interface.
L'ouverture du compte se fait en quelques minutes et vous bénéficiez d'un accompagnement humain en français.
La souscription d'une assurance professionnelle
La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) couvre les dommages que votre EURL pourrait causer à des tiers dans le cadre de son activité (clients, fournisseurs, partenaires). Elle est :
- obligatoire pour certaines activités réglementées (professions libérales, bâtiment, santé, conseil, transport, etc.) ;
- fortement recommandée pour toutes les autres activités, même sans obligation légale.
D'autres assurances peuvent être pertinentes selon votre activité : multirisque professionnelle (locaux, matériel), assurance perte d'exploitation, prévoyance et mutuelle santé pour le gérant associé unique (qui ne bénéficie pas d'une couverture aussi complète qu'un assimilé salarié).
Le coût annuel de fonctionnement d'une EURL
Au-delà des frais ponctuels de création, plusieurs dépenses récurrentes sont à intégrer dans votre prévisionnel :
| Poste de dépense | Montant annuel (indicatif) |
|---|---|
| Compte bancaire professionnel |
0 à 240 € (variable selon la banque) |
|
Honoraires d'expert-comptable |
1 200 à 3 000 € |
| Cotisations sociales minimales SSI (gérant associé unique) |
environ 1 200 € |
| Assurance RC Pro |
100 à 500 € |
| Cotisation foncière des entreprises (CFE) |
200 à 1 000 € (selon la commune) |
|
Frais de domiciliation (si société de domiciliation) |
240 à 600 € |
Erreurs fréquentes et motifs de rejet du greffe lors de la constitution d’une EURL
Un dossier de création rejeté par le greffe entraîne en moyenne 2 à 3 semaines de retard supplémentaires avant que votre EURL ne puisse facturer. Connaître les pièges les plus courants vous permet de sécuriser votre dossier dès le premier dépôt et d'éviter les mauvaises surprises.
Les principaux motifs de rejet par le greffe
Lorsqu'un dossier de création d'EURL est rejeté, c'est généralement pour l'une des raisons suivantes :
- pièce justificative non conforme ou expirée : pièce d'identité périmée, justificatif de domicile de plus de trois mois ou déclaration de non-condamnation incomplète.
- statuts incomplets ou incohérents : oubli de mentions obligatoires (siège social, objet, durée), incohérence entre les statuts et le formulaire en ligne ou signatures manquantes.
- annonce légale mal rédigée : mentions manquantes, erreur de formulation sur l'objet social, écart entre les informations publiées dans l'annonce et celles déclarées au guichet unique.
- justificatif de domiciliation non valable : bail commercial expiré, contrat de domiciliation sans agrément préfectoral du prestataire ou justificatif au nom d'une autre personne que le gérant.
- formulaire en ligne mal renseigné : capital social différent de celui des statuts, erreur sur le code APE ou omission de la déclaration des bénéficiaires effectifs.
Les erreurs stratégiques à anticiper
Au-delà du formalisme, certaines décisions prises au moment de la création peuvent vous coûter cher par la suite :
- définir un objet social trop restreint : toute évolution de votre activité nécessitera une modification statutaire payante (frais de greffe + annonce légale), de l'ordre de 200 à 300 € à chaque changement ;
- fixer le capital social à 1 € : techniquement légal, mais souvent mal perçu par les banques au moment d'ouvrir un compte pro et inquiétant pour vos futurs partenaires commerciaux ;
- choisir automatiquement le régime IR : appliqué par défaut pour la personne physique, ce régime peut s'avérer fiscalement pénalisant dès que les bénéfices augmentent. Une simulation IR vs IS est vivement recommandée avant de valider votre choix ;
- sous-estimer le statut TNS : le gérant associé unique paie moins de cotisations qu'un assimilé salarié, mais sa protection sociale (retraite, prévoyance, indemnités journalières) est plus limitée. Une couverture complémentaire est à anticiper ;
- domicilier l’EURL à son domicile sans vérifier les règles applicables : un bail d'habitation ou un règlement de copropriété peut interdire la domiciliation d'une société, ce qui entraînerait un rejet du dossier ou une obligation de transfert ultérieur ;
- ne pas vérifier l'antériorité de la dénomination sociale : sans recherche INPI, vous risquez une action en contrefaçon ou en concurrence déloyale et un changement de nom forcé après l'immatriculation.
Confier votre dossier à un service d'accompagnement à la création comme Qonto réduit considérablement le risque de rejet. En effet, nos experts vérifient chaque pièce avant dépôt et gèrent les retours du greffe en votre nom.
Ce statut vous a séduit ? Passez à la création de votre EURL en ligne grâce à Qonto.
Complétez un questionnaire et nous prendrons contact avec vous. Par la suite, vous recevrez vos statuts sous 24 h et vous pourrez réaliser un virement pour déposer votre capital social.
À partir de là, nous remettrons votre dossier d’immatriculation au greffe et votre EURL sera pleinement constituée en seulement quelques jours. Vous pourrez ainsi commencer votre nouvelle vie entrepreneuriale.





